Un site web vraiment léger et écologique

Rédigé par Nicolas K Aucun commentaire
Panneaux solaires (photo de Vera Kratochvil sur Public Domain Pictures)

On le sait (du moins quand on s’y intéresse) : internet est très gourmand en énergie. Internet, c’est aujourd’hui 10% de la consommation mondiale d’électricité. Et ça augmente chaque année.

Plus le temps passe, et plus les sites Internet sont lourds à charger, ce qui demande donc de plus en plus d’énergie et des ordinateurs de plus en plus puissants pour les visiter, des serveurs de plus en plus puissants pour les diffuser. Parallèlement, nous sommes tous de plus en plus "en ligne", ce qui augmente évidemment aussi la consommation énergétique du web.

C’est sur ces constats que Low-Tech Magazine, un site internet qui traite de la low technologie, a décidé de montrer l’exemple en concevant une nouvelle version de leur site la plus écologique possible.

Low-Tech Magazine, c’est un site internet qui questionne à travers ses articles sur le progrès technologique : plutôt que de toujours utiliser des nouvelles technologies, n’y a-t-il pas des connaissances ou des technologies plus anciennes, oubliées, qui peuvent répondre aussi bien voire mieux à certains besoins ? N’y a-t-il pas possibilité de combiner anciennes et nouvelles technologies pour une société plus durable ?

C’est dans cette logique et contre la tendance actuelle qu’ils ont donc décidé de concevoir une nouvelle version de leur site qui soit légère, peu consommatrice d’énergie, et alimentée (tant qu’à faire) par de l’énergie renouvelable.

Pour ce faire :

  • le site est statique : plutôt que de générer les pages à la demande, les pages sont générées une fois pour toutes (et demandent donc moins d’énergie au serveur) ;
  • la taille des pages a été réduite à son minimum en supprimant les images jugées non indispensables à la diffusion du réel contenu (le logo par exemple) et en utilisant une ancienne technique de compression pour les autres images ;
  • la police de caractère est celle par défaut du navigateur du client ;
  • il n’y a ni cookies, ni publicité, ni pistage par un tiers (le site étant auto-hébergé, ils ont quand même accès aux statistiques de consultation des pages) ;
  • le site est auto-hébergé, sur un serveur très peu consommateur et qui n’est pas relié au réseau électrique classique : il est alimenté par des panneaux solaires et une petite batterie qui prend le relais en cas de mauvais temps (mais pour 2 jours seulement). En cas de mauvais temps prolongé, le site devient donc inaccessible.

Cette initiative est vraiment intéressante et fait réfléchir. Certes, tout le monde ne peut pas appliquer l’ensemble des points précédents pour son projet :

  • un site statique est par définition identique pour tout le monde et ne permet pas d’interactivité,
  • la compression des images qu’ils utilisent n’est pas adaptée pour montrer justement un travail artistique par exemple
  • les cookies peuvent être nécessaire pour répondre à certains besoins

Cela dit, ce type de démonstration peut au moins nous inspirer et nous faire prendre conscience des impacts des choix technologiques que l’on fait sur le plan écologique.

Sources :

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