Écologie et numérique, retour sur ma conférence

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Vendredi dernier à 12h sonnait l’heure du début de ma conférence à GEN sur le lien entre écologie et numérique.

Ravi de voir que le sujet intéressait beaucoup de monde !

Pour ceux que ça intéresse, je partage ici les slides de mon intervention vendredi dernier.

Plusieurs conférences autour de ce sujet cette année, de belles rencontres intéressantes, quoi dire de plus ?

Le numérique fait de belles promesses mais utilisons-le à bon escient pour qu’il nous garantisse un avenir meilleur et que tout le positif qu’il pourra nous apporter dépasse ses impacts négatifs, tant sur l’environnement que sur la santé et les relations humaines.

Et chose promise, chose due : Les slides de la conférence.

Conférence sur l’écologie et le numérique

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GEN, 7ème édition

Petite annonce : vous me retrouverez à GEN, 7ème édition, pour une conférence le 13 septembre sur le lien entre écologie et numérique.

Bonnes pratiques, éco-conception logicielle, RSE : des chiffres, des pistes de réflexions, et du concret pour mieux comprendre l’impact écologique du numérique et réduire l’impact environnemental de son activité informatique !

Projet inspirant : YouCare

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Chien avec logo youcare

Mise en lumière de YouCare, le moteur de recherche qui offre des repas aux animaux abandonnés.

Problématique :

Les refuges pour animaux abandonnés sont toujours en manque de nourriture pour leurs protégés.

Solution :

Sensibles à la cause animale et passionnés de nouvelles technologies, Thomas Moreau et Charles Thiery veulent créer un service permettant à tout un chacun d’agir en faveur des animaux sans devoir y passer du temps ni dépenser de l’argent. Ils ont alors l’idée de créer un moteur de recherche dont les revenus seraient redistribués aux refuges : YouCare.

Pour que l’aide apportée aux refuges soit très concrète, ils décident de se concentrer sur les repas des animaux, qui représentent le besoin le plus important des refuges : 45 recherches, c’est un repas.

Depuis sa création en 2017, ce sont près de 180000 repas qui ont été distribués !

Alors si vous êtes l’ami des animaux, ce moteur de recherche est peut-être fait pour vous !

Sources :

  • Illustration : photo de A. Peach sur Flickr (avec ajout logo youcare)

Culture : Portrait de Gottfried Leibniz

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Gottfried Leibniz, portrait, statue et travaux

Nouveau numéro de la série d’articles sur les fondateurs de l’informatique.

Gottfried Leibniz est un polymathe et inventeur allemand. Dans la continuité du travail de Blaise Pascal, il a créé une machine permettant d’effectuer les 4 opérations de base (addition, soustraction, multiplication, division). Il a également travaillé sur la base binaire et diffuser cette idée d’utiliser le binaire pour simplifier les calculs. Qui était-il ? Qu’a-t-il apporté de fondamental pour l’informatique ? Réponses dans cet article.

Le dernier « génie universel »

Gottfried Leibniz est un polymathe allemand : il s’intéresse autant aux sciences qu’à la philosophie, aux langues, au droit ou à la politique et il est parfois considéré comme le dernier « génie universel » pour ses connaissances très diverses.

Tout au long de sa vie, il exerce différents métiers (avocat, diplomate, conseiller royal) pour financer ses travaux, ce qui le ralentit dans sa recherche scientifique.

Sa machine arithmétique

S’intéressant aux mathématiques, il travaille à partir de 1671 sur la pascaline à laquelle il souhaite ajouter la multiplication et la division directes.

Il conçoit pour cela la roue à nombre variable de dents (qu’il décrit mais ne construit jamais) ainsi que le cylindre cannelé qu’il intègre dans une machine à calculer qu’il construit en 1694.

Cette machine constitue un progrès certain pour l’époque, bien qu’on découvrira plus tard qu’elle donne des mauvais résultats avec certains nombres.

Le système binaire

Une fois cette machine au point, vers 1679, il décide de travailler sur le système binaire (dont il n’est pas l’inventeur, contrairement à certains dires).

Il écrit un article intitulé « Explication de l'arithmétique binaire, qui utilise seulement les caractères 1 et 0, avec quelques remarques sur son utilité, et sur la lumière qu'elle jette sur les anciennes figures chinoises de Fu X ».

Il remarque notamment que cette notation binaire simplifie beaucoup les calculs de base (addition, soustraction, multiplication, division) mais y trouve surtout, plus que de l’utilité, de l’élégance et de la beauté.

Ses autres travaux

Gottfried Leibniz s’intéressant à beaucoup de choses, il nous a laissé un bel héritage :

  • philosophie : Leibniz est connu pour ses écrits sur la religion, les idées, la logique, les monades (Discours de métaphysique, Nouveaux Essais sur l’entendement humain, La Monadologie) ;
  • logique : il a théorisé un langage universel représentant les choses de façon conceptuelle et permettant de prendre des décisions par calcul algorithmique ;
  • mathématiques : il travaille sur le calcul infinitésimal (calcul différentiel et calcul intégral), il est à l’origine du mot "fonction" mathématique, du mot "coordonnées", d’un certain nombre de notations mathématiques (pour les différentiels, les intégrales, le "point médian" en guise de signe de multiplication…) ;
  • physique : il s’est intéressé à la mécanique et a inventé le concept d’énergie cinétique ;
  • biologie, géologie, Histoire, droit, philologie, psychologie

Anecdote

C’est grâce à Leibniz qu’est fondée l’académie des sciences à Berlin.


Sources :

L’écoconception en informatique

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Feuille d’arbre en ASCII art

Peut-on écrire du code plus écologique ? C’est la question que s’est posé Bruno Thomas lorsqu’il a démarré son projet d’entreprise Classe.io dans lequel ses associés souhaitaient intégrer une dimension éco-responsable.

Une démarche dans laquelle on reconnait les valeurs de Nodatek.

Quelques pistes de réflexion dans cette brève.

Un premier constat : peu de développeurs se posent la question de l’efficacité écologique de leurs logiciels et applications. Pourtant, de nombreux choix des équipes de développement ont un impact sur l’écologie : choix des technologies, simplicité du code, optimisations, …

L’optimisation a un coût et c’est sans doute la raison pour laquelle peu d’entreprises s’intéressent à l’éco-conception logicielle. Parallèlement, ça peut aussi rapporter sur le long terme : s’il y a besoin de moins de serveurs pour faire tourner une application, on a tout à y gagner !

Mais l’optimisation à outrance rend le code difficile à maintenir. Alors peut-être faut-il déjà avoir quelques réflexions simples lors du développement :

  • les technologies que j’utilise sont-elles les plus efficaces (tous les langages ne sont pas aussi gourmands en énergie, idem pour les frameworks, cf une publication de l’INRIA sur le sujet) ? Écrire du code spécifique ne serait-il pas plus adapté pour un besoin précis ?
  • l’architecture logicielle a-t-elle tendance à réaliser des requêtes nombreuses qui pourraient être regroupées ?
  • mon application est-elle accessible/responsive ?
  • mon application tourne-t-elle sur des vieilles machines ou va-t-elle contribuer à donner un sentiment à l’utilisateur qu’il est temps de changer son ordinateur / son téléphone ?
  • mon projet respecte-t-il les standards dans son domaine ?
  • si mon projet est abandonné, est-il possible de publier tout ou partie des sources sous licence libre ?

Autant de questions qui peuvent aider à avoir une démarche un peu plus écologique dans la conception de logiciels, applications, et sites web.

Développeurs, avez-vous déjà pensé à l’impact écologique de votre code ?

Sources :

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